La bulle de Lili

Même longueur d'onde

Lundi 1 Mai 2006 à 11h19

Je sais pas si dans certains cas, les pensées peuvent être tellement fortes qu'elles peuvent transpercer l'écran de mon ordinateur...en tout cas hier soir il m'a semblé le vérifier.

Après cette interrogation continuelle sur Romain, je me suis dit que le meilleur moyen de me changer un peu les idées était de me trouver un autre passe-temps. Un casse-croûte. Il ya bien David de ma classe, ou Florent, de B*, avec qui, je le sais, si je veux je peux avoir une histoire sérieuse. Seulement voilà, dans un mois je suis partie pour le reste de l'année 2006 à l'étranger. Pas le meilleur plan...
Alors, hier soir, je scrutais ma liste de contacts msn, en hésitant à aller parler à Brice. Brice, c'est mon aventure post-Italie, fin janvier, le colocataire d'Antoine. Brice, c'est un espèce de play-boy (puisqu'on ne peut pas parler au masculin de "marie-couche-toi-là", ce qui est regrettable). Bref, je me disais, c'est le meilleur moyen d'en finir, avec Brice au moins, je risque pas de me méprendre sur ses intentions...et voilà qu'il vient me parler, me demande comment ça va. Alors que je me demandais si j'allais lui parler ou pas. Lui me dit qu'il est en pleines révisions, il en peut plus, il finit dans une semaine. On parle d'une amie d'enfance (car oui, on était même en primaire ensemble, avec Brice, c'est pour dire) qui est enceinte, ça le choque, je suis contente d'avoir réussi à choquer quelqu'un d'autre (parce que moi, de me dire que dans quatre mois elle est maman, ça me choque vraiment...non pas qu'elle ne soit pas digne ou quoi que ce soit, non, ce sera une bonne maman, mais zut, elle a 22 ans, notre âge, c'est jeune !!). Et puis voilà, je me lance, je dis "j'aimerais bien refaire une soirée à G* un de ces jours", il dit "justement j'allais te demander quand est-ce que tu revenais"...youpi. Même longueur d'onde. Il me dit "tu sais que tu viens quand tu veux". Voui je sais. Là ça risque d'être tendu, entre tes révisions et les miennes qui approchent.
Et puis miraculeusement il propose une date, le week-end du 13 mai. Je regarde, oui, ça me va. Antoine est d'accord aussi pour faire la fête ce week-end là. Parce que oui, pour l'instant, c'est sous couvert d'aller faire la fête. J'en suis encore à me demander si c'est seulement pour faire la fête ou si lui aussi il a une idée derrière la tête.

Toujours est-il que j'étais de bien meilleure humeur hier soir. Parce qu'on a fait attention à moi, parce que voilà, même si c'est un marie-couche-toi-là, m'en fous, j'ai bien aimé être dans ses bras.

Hier soir, billard dans un bar de B*, avec mon voisin et des amis. Retrouvé tous les jeunes de la ville, comme d'habitude. Retrouvé Bertrand, que j'ai misérablement lâché l'année dernière juste avant d'aller à Bruxelles, sous prétexte de voyager beaucoup et d'avoir d'autres choses à penser qu'une relation sérieuse. Il est là, je lui parle, il est videur maintenant. Moui, pas mal, il me demande si je voyage toujours autant. Cette question commence à me peser un peu, comme si je passais mon temps à ça. En même temps...oui. Je lui explique les huit prochains mois de ma vie, il n'a même pas l'air étonné. Et après je rajoute que ce sera surement la dernière fois que je voyage autant. Parce que c'est vrai. Et que c'est pour ça que j'ai arrêté de me plaindre, de dire que je repartais encore pour sept ou huit mois. Parce que c'est la dernière fois. Alors autant en profiter...

Aujourd'hui, dernière journée à B*.