La bulle de Lili

Observations

Lundi 1 Mai 2006 à 21h43

Ca y est, j'étais relax, j'avais réussi à me persuader que tout allait bien aller à la rentrée, que j'allais bien réussir à m'organiser, et en deux petites minutes, Lia et une autre fille de la classe ont réussi à me saper le moral. T'as pensé à çi ? à ça ? au dossier de master ? au partiel de vendredi ? celui d'anglais ? Non...mais j'aimerais bien y penser seulement quand on retournera en cours c'est-à-dire demain...enfin, bon, en même temps, ça me fait réaliser que j'ai plein de choses à faire...pfff...flemme...

Tout à l'heure, ma mère, en rangeant, trouve deux petites barboteuses, de mes neveux, que ma belle-soeur a laissé là après leur passage en mars, parce qu'elles sont trop petites. Elle s'exclame, je viens regarder, et par réflexe, enfouit mon nez dedans. C'est bien ça, elle ne les a pas lavées, les petits vêtements sont encore emplis de l'odeur des bébés. Je pense que ce n'est pas encore une odeur qui les suivra toute leur vie, mais c'est une odeur caractéristique de Charles et Hortense, et j'adore la retrouver. C'est fou, les odeurs, ce que ça peut amener comme sensations. Ca me fait la même chose quand je sens sur quelqu'un un parfum connu, quand je remets une crème que je n'ai pas mise depuis longtemps. Ca me ramène à une époque, à un endroit, quelque part, de flou, mais en même temps très bien défini. Comme quand ma mère met Anaïs Anaïs, le parfum de sa mère : je pense à Mémé. Comme quand elle est rentrée l'autre jour, que j'avais saupoudré mes morceaux de pomme avec de la cannelle, elle a cru que j'avais fait une tarte.

Tout à l'heure sur internet, je parle avec Brice. On parle de mon exposé que je dois faire, on en vient à parler de mannequins, des filles que je déteste rencontrer, spécialement dans les cabines d'essayage. Quand j'essaye un pantalon, en 38, que je trouve bien, que je sors pour mieux l'admirer sur la grande glace, et qu'une fille, de 1m70, sort de la cabine d'à côté, dans un 34, superbe. Il me dit "moi je te trouve bien comme ça, enfin c'est un avis personnel...". Devant mon ordi, je souris. Je suis contente. Parce que Brice, c'est peut-être un play boy, mais il a pas le goût du compliment. Pas du tout. De sa part je me suis d'ailleurs toujours fait chambrer. C'est pour dire l'effort...Ca me fait plaisir.

Bon allez, j'arrête là, faut que je m'occupe de mon dossier de master. Aaaaaaaargh.