La bulle de Lili

Argh

Dimanche 4 Juin 2006 à 22h17

Ce soir, j'ai fait mon rituel préféré de quand j'étais en terminale : j'ai fait couler un grand bain, j'ai mis du produit à l'abricot dedans, j'ai choisi un bon CD (en l'occurrence la BO de "Cruel Intentions"), et je me suis plongée dans mon bain et dans de grandes réflexions, visant à diminuer ce stress qui ne cesse d'augmenter à mesure que le départ approche.

Parce que, je le répète depuis au moins trois mois, mais ça y est, je réalise enfin que je pars pour un bout de temps. Jusqu'en décembre, en janvier pour certains, puisque j'ai décidé d'aller passer la fin de 2006 et le début de 2007 dans l'île de Roland. Je ne reviens, en 2006, que 6 jours en France. Ca y est, je réalise. Comme je dis à Océane, ça me fait du bien de savoir que je reviens pour le mariage de Martin, que je vais voir des gens que je connais au milieu de ce flot d'étrangers. Des repères.

Et des fois je me dis : ça serait tellement plus simple de rester ici, de faire ma vie ici, de pas bouger. De trouver un copain, me caler dans une petite vie pépère, comme tant de gens ici. Je sais que je ne fais que les critiquer, mais si au fond c'était ça le bonheur et que je passais à côté...
Ce genre de pensées ne fait que passer, ce n'est pas vraiment moi, mais c'est toujours ce que je me dis à la veille de partir.

Et puis tellement de questions, tellement d'angoisses, comment ça va se passer, peut-être que je vais louper le train, peut-être que je vais me tromper dans le bus à prendre, peut-être qu'à l'hôtel ils ne m'attendront pas, peut-être que les gens ne seront pas sympa, peut-être, peut-être...ça n'arrête pas dans ma tête...et donc voilà, envie de me replier sur moi-même, d'attendre que ça soit passé, que quelqu'un ait réglé tous ces problèmes à ma place...

Mais non, je peux le faire, je vais le faire. Je l'ai déjà fait. Et puis je suis forte...non ?...