La bulle de Lili

Je pourrais écrire

Jeudi 15 Juin 2006 à 21h35

Quoique je puisse en dire, ça va mieux. J'ai décidé de positiver ce matin, alors ça va. Mais toute la journée, j'avais des choses à écrire ici. Alors ce soir, j'y suis venue. Même si ça me prend du temps de venir jusque dans ce cyber.

En me baladant pour venir, plein d'idées me viennent pour écrire. Ah oui, je pourrais écrire ça...et ça aussi...

Je pourrais écrire que je me fiche complètement du foot. Que ça me ferait plaisir si la France perdait la Coupe du Monde, parce que tout le monde me fait tellement rire, comme si on avait toujours été les champions du monde...mais malgré ça, je suis obligée de suivre. Parce que tous les soirs, entre 23h15 et 23h20 (très ponctuels) les supporters de l'équipe gagnante sortent dans les rues de Bruxelles et hurlent, klaxonnent leur joie d'avoir vaincu, sous mes fenêtres notamment. Alors j'ai su pour l'Italie, pour le Brésil. Bruxelles est une ville tellement cosmopolite, que peu importe le gagnant, il y aura toujours des Bruxellois pour célébrer la victoire de leur pays.

Je pourrais écrire que je découvre les joies de la colocation avec des garçons, trois autres stagiaires...qui laissent les lumières allumées derrière eux, laissent leurs affaires traîner dans le salon, jouent à la x-box, et laissent leurs serviettes par terre dans la salle de bains (et je parle pas de l'état des toilettes). J'ai nettoyé jusqu'à présent. Je vais bientôt passer à la phase "je vais vous expliquer ce qu'est un panier de linge propre". Voire leur écrire une note explicative en néerlandais (car oui ce sont des belges). On va voir.

Je pourrais écrire aussi qu'Arthur m'a répondu. Qu'il m'a dit avoir prévu son week-end depuis longtemps, que s'il revenait il me le dirait, promis. Et je me suis rendue compte que peut-être, si j'étais revenue ici, inconsciemment, c'était pour lui...des fois j'ai l'impression de l'attendre. Je vois un resto sympa, je me dis "chouette on pourra venir"...un "on" indéfini, mais un peu défini dans le passé quand même. Alors oui, je suis contente d'être ici, mais j'aurais peut-être dû aller ailleurs et garder ce Bruxelles quelque part dans mon coeur, dans ma tête. Je sais pas. Mais je suis quand même bien ici. Ne discutons pas.

Je pourrais aussi écrire que j'ai des anges gardiens...hier dans ce cyber café, trois personnes m'ont parlé sur msn et remonté le moral. Bérangère, tout d'abord, qui m'a dit que peut-être il me fallait un peu de patience pour réussir à apprécier le travail...oui ça peut être ça. Du coup grâce à elle j'ai abordé la journée d'aujourd'hui d'un bon pied. Puis Johnatan, un ami de B* qui vit depuis deux ans à Paris, qui est revenu à B* quelques jours, qui me dit qu'il a vu Amandine, et que je leur ai manqué. Que B*, sans moi avec eux, c'était pas pareil. C'était pile ce que je voulais entendre, et il le savait même pas. Savoir que je peux manquer à des gens, quelque part. Merci. Puis Antoine, le coloc de Brice, qui vient me parler aussi, à qui je finis par parler de mon histoire de ce week-end, catastrophée, qui me rassure, qui dédramatise tout, qui me calme, comme il le fait à chaque fois. Qui m'assure que j'ai eu raison d'en profiter, et puis je suis pas la seule fautive dans l'histoire, lui aussi était d'accord, et puis j'ai été réglo, alors bien Lili, et bravo pour le potin ! car oui, comme d'habitude, Lili fournit tous les potins du coin...ça change pas...

En fin de compte j'aurais beaucoup de choses à écrire. Mais j'ai pas le temps, mon temps de connexion est bientôt passé. Tant pis...