Les seuls qui m'intéressent en ce moment sont loin. Et je parle avec eux que par Internet. C'est dire mon niveau de désespoir.
Il y a Peter, qui fait son stage dans le Sud, que j'ai connu à C* parce qu'il était en deuxième année de master, on avait sympathisé lors de notre soirée de gala. Echange d'adresses msn, on se parle entre midi et deux, de nos stages, tout ça. L'autre jour, il me dit qu'il va passer son week-end à la plage, je lui demande en rigolant si c'est cher de venir le voir là-bas, il me dit que si je veux venir, il peut m'héberger, me laisse son numéro de téléphone au cas où je me décide. Adepte du coup de tête, je regarde les prix sur Internet, mais je suis pas encore prête à lâcher 250 € pour un coup, Peter ou pas...le lundi, il me nargue, il était à la plage, je lui rétorque d'avoir un peu de solidarité pour ceux qui ont pas eu un super week-end, il dit "tu aurais pu en faire partie..." sourire devant mon écran. Comme lors de sa réaction quand je lui dis que je vais dans le Sud le week-end du 21. "Tu peux pas venir à un autre moment ? avant ou après ? je pars en Corse ce week-end là...putain c'est dommage". Je lui dis "c'est pas grave, on se verra une prochaine fois", il répond "oui le tout est de savoir quand !?" re-sourire. Jsuis bête, des fois.
Il y a Carlo, que j'ai connu en Italie, avec qui je suis sortie une soirée à Milan, mais que j'avais désigné sous un autre nom...qui habite en Scandinavie, avec qui j'ai gardé contact en prévision de mon futur séjour là-bas...Carlo qui est d'accord pour m'accueillir, quand j'irais visiter son pays. Vraiment quelqu'un de gentil. Rien de plus. Mais je crois que ça s'appelle la solidarité Erasmus...cliché de dire ça.
Et puis après, il y a Gabriel, mais alors plus fictif que lui tu meurs. Un client que j'ai rencontré, qui voulait visiter quelques trucs à l'hôtel...il porte tellement bien son nom, beau, blond, yeux bleus. Au téléphone, le courant passait bien, en vrai aussi.Je lui fais tout visiter, il me demande si je suis la directrice, je rigole "non non un peu jeune pour ça !!". Il me quitte après un quart d'heure de visite, il est vraiment gentil, et a l'air conquis par les aménagements que je lui propose. Là où ça devient du super fictif, c'est que, après avoir passé un week-end à rêvasser distraitement d'une histoire genre "Pretty Woman" où le beau jeune homme riche tombe éperdument amoureux d'une jeune fille travaillant dans un hôtel, il a envoyé un email pour dire qu'il ne viendrait pas, que son événement était annulé, mais qu'il viendrait un autre jour. Il me remercie de mon accueil. C'est tout. Une histoire d'amour brisée avant même d'avoir commencé, c'est tout moi ça. Faut que j'arrête avec mon imagination débordante.