Bref. Assez parlé boulot.
Hier ma mère m'a appris que mon frère Roland était allé finalement voir un psy, parce qu'il ne va pas très bien, ce n'est pas nouveau. Je pensais pas, quand même, que le psy irait jusqu'à diagnostiquer une dépression nerveuse, le mettre sous anti-dépresseur. Ca m'a fait un petit choc.
C'est vrai, quoi, Roland, c'est mon grand frère, toujours là quand je vais pas bien, il me protège. Ce qui m'a surtout fait bizarre c'est quand ma mère m'a expliqué que les premiers jours il faut allier l'anti-dépresseur à un autre médicament, pour calmer la déshinibition qu'entraîne l'anti-dépresseur. "Sinon, ya des risques de suicide". Waoh. Non. Pas de suicide. S'il vous plaît. Je veux pas que Roland ait des envies de suicide. C'est extrêmement égoïste, mais il peut pas me faire ça. Il peut pas nous faire ça. Sans lui, moi je suis perdue.
Enfin bon, on n'en est pas là, non plus, hein. C'est ma tendance à tout dramatiser, ça. Mais du coup, j'ai envie de l'appeler, comme lui il avait fait, début janvier, quand j'avais fait ma petite crise. Juste pour lui dire, Tu sais, Roland, tu peux m'appeler. Quand tu veux. Je suis là, je serais toujours là pour toi. Je t'aime.