Hier, journée chargée.
Cette chasse au trésor, d'abord, qui m'a occupé toute ma journée...une journée passée à courir de "meeting point" en "meeting point", d'activité en activité, tatouage au dentifrice, karaoké vivant sur des chansons d'ici (sympa quand on comprend pas la langue et qu'on connait pas la chanson...), énigmes, descentes en luge...bref, très sympa, j'ai bien aimé. Lassée vers 17h, la moitié de notre groupe est déjà bourrée, moi j'ai pas voulu boire et je crois que j'ai eu raison...je rentre chez moi me poser, et je repars pour la soirée. Vivi vient avec moi, et mon autre coloc nous rejoint plus tard.
Quand on arrive au club, tout le monde est déjà complètement blindé. C'est marrant de voir tous ces étudiants d'ici habillés en sportifs des années 70 et ne tenant presque plus debout...en tout cas moi ça me fait rire parce que je ne suis pas dans leur cas...même les autres Erasmus sont pas mal arrangés. Bref. On s'installe, on pose nos vestes dans un coin, on va chercher des cidres, l'ambiance est bonne, tout le monde danse...plein d'étudiants Erasmus sont venus, même ceux qui n'ont pas participé au jeu, c'est cool.
Et puis...marrant, dans la soirée, je repère un autochtone qui me plait bien, blond, grand, très charmant ; je lui ai parlé dans l'après-midi, c'est un des gars qui s'occupaient du jeu. Je le montre à Vivi, et là, mobilisation générale pour que je lui parle. Une Espagnole me dit "va lui parler, demande-lui du feu !", "mais j'ai pas de cigarette !" et hop, elle m'en tend une ; l'Italien danse avec moi pour que je puisse l'observer de façon "cachée" ; Vivi veut que je prenne une photo avec lui ; tout le monde vient me demander "alors ! tu lui as parlé ? vas y, fonce, il arrête pas de te regarder !" Mais je n'ai pas assez bu pour ne pas avoir peur de me prendre une veste...je me rapproche discrètement, mais ça s'arrête là. Il ne vient pas me parler ? tant pis, moi non plus j'irais pas. Le Français, Arnaud, me raconte que les filles d'ici sont super directes, que deux fois la semaine dernière en soirée une fille est venue le chercher, l'a emmené danser, sans lui demander son avis, et a tenté de l'embrasser. J'en déduis que les gars doivent avoir l'habitude de se faire aborder. Mais bon...dix minutes après mon bel autochtone se faisait embrasser par une brunette. L'Italienne me dit "it's a lover, don't regret". Non, je m'en fous un peu, c'est juste le jeu.
Vers minuit et demi on rentre, après avoir perdu-retrouvé nos vestes. On est que toutes les deux, avec Vivi, tout le monde est resté quasiment, mais pour moi, la soirée est finie, pas trop envie de rester plus, ni de prendre le train à 5h du matin.
On marche dans les rues, il est une heure du matin, on prend des photos, on rigole bien. Le cidre a des petits effets sur nous, on se sent bien, et surtout, surtout, heureuses d'être ici. Voir la ville déserte, de nuit, illuminée, c'est magique, avec ce petit vent frais sur nos visages, on est exaltées. Contentes d'avoir choisi cette ville, contentes de s'être rencontrées. On prend le bus, rempli d'étudiants étrangers, et à 1h40 je me couche.
J'ai bien aimé cette soirée, j'en ai bien profité, et j'aime bien mon comportement ; je bois toujours un ou deux cidres, pas trop, juste assez pour avoir cette petite euphorie, oser aller parler aux gens,...et puis je m'arrête là, parce que je veux surtout pas être bourrée, je me sens toujours mal après.
Alors voilà. Toujours aussi bien la vie ici...