Hier, j'étais encore partie pour ne rien faire. Rester plantée là, entre mon ordi, mon bouquin, et ma tasse de thé. Et puis à 16h, je vais chez une copine pour l'aider pour son CV en français, et elle me motive à bouger. "Lili, bouge un peu, je sais pas, va dans le centre, profite en...". Ca marche, une demi-heure après je suis dans le centre, décidée à me faire ce musée, gratuit le mercredi de 17 à 20h. J'y vais, profite du soleil qui s'est finalement décidé à sortir, et découvre que le musée est gratuit le mardi. Bon, je reviendrais mardi prochain...il n'y a pas de petites économies, et sinon c'est 6€...j'erre donc, dans le centre commercial à côté, me dégote un duvet pour 12€, essaye 40 paires de bottes avant de décider que je n'ai plus envie d'avoir de bottes, m'émerveille devant des bonnet-gants-écharpe assortis,...bref. Décide d'acheter un magazine de filles, et trouve le Marie-Claire français pour 4€. OK, je le prends, trop envie de lire quelque chose en français.
La faim se fait sentir, il est 18h30, mon déjeuner est loin, alors je vais manger une salade dans cet UniCafé qui propose un repas complet pour 2€35 (ça, c'est vraiment une bonne idée, soit dit en passant). Et puis même si je suis toute seule, m'en fous, Marie-Claire me tient compagnie.
Quand je rentre, Tatiana m'informe que les italiens que l'on avait rencontrés dans le bus un soir nous ont invités à manger ce soir, à 20h. Oui, mais j'ai déjà mangé..."t'as qu'à venir juste dire bonjour, ça leur fera plaisir". Deal. On y va toutes les deux, Vivi est encore en cours, elle nous rejoindra après. Ils nous accueillent vraiment super gentiment, cocktails vodka-pêche (ou comment rompre avec ma décision de ne plus boire...), pizza, et on me met d'office une assiette de pâtes entre les mains. Comment résister ? Encore une fois on a affaire à des italiens qui cuisinent super bien. Des pâtes al dente, cuisinées au saumon et aux crevettes...mmmmh...un délice...tant pis, j'en mange.
Deux autres italiens arrivent ensuite, puis la voisine russe, et on se retrouve dans la même situation qu'avec les Allemands : les italiens, ça parle italien tout le temps. Mais pour une fois, j'ai le sourire : je comprends tout ce qu'ils disent, et qu'est-ce que ça fait du bien de les entendre parler cette langue...j'ai envie de parler moi aussi, mais les mots qui me viennent sont des mots anglais, après un mois à parler anglais. Situation drôle au début, ils ne savent pas que je comprends ce qu'ils disent, ils parlent de choses et d'autres, et moi je rigole dans mon coin. Les deux Russes ne captent pas un mot, alors je leur traduis, Tatiana me demande si je parlais italien avant de partir en Italie, je lui dis que je l'ai étudié 10 ans, et là, les Italiens se tournent vers moi : "ça veut dire que tu comprends ce qu'on dit ? et tu parles italien aussi ?". Oui, je le parle, mais là, c'est un peu dur...encore deux soirées avec des italiens et ça devrait aller ! Impression pendant une soirée d'être revenue à l'année dernière, je me souviens aussi de quelques expressions, j'entends leur accent, que du bonheur. J'adore.
Bref, à 23h, ils décident de partir, à l'A, où je passe normalement mes mercredis soirs, mais prise d'une volonté de respecter mes décisions, je ne sors pas. Rentrée à 23h30.
Enfin bon, je trouve que pour une journée loque, j'ai quand même fait beaucoup de choses.