Bon.
00h18 je suis déjà rentrée.
Arrivées là-bas, c'était sympa, la fille qui fêtait son anniv m'a très gentiment accueilli, et a apprécié mon geste -ma bouteille de cidre-. Tout le monde sourit, dans cette fête, la coloc de l'anniversaireuse est super sympa, et me sert à boire. Des petits trucs à grignoter, du punch à volonté, le paradis s'offre à nous.
Julia est très sociable, et va d'emblée parler à tout le monde ; avec Barbara, c'est un peu plus dur, on y va doucement, et on reste en petit comité, avec d'autres gens, d'Ici. Et Francesca arrive, elle est allemande mais étudie ici depuis trois ans, et elle connait bien tout le monde. Je lui parle, elle s'asseoit à côté de moi, et puis un gars d'Ici vient lui parler, elle est toujours à côté de moi, mais j'ai repris ma conversation avec Barbara et une fille d'Ici.
Et d'un coup, j'entends le gars d'ici demander à Francesca qui on est. Moi et Barbara. Elle répond qu'on est des "exchange students". Je fais semblant d'écouter l'autre conversation, ils ne voient pas que je les écoute. Il rétorque "but what are they doing here ?". Francesca dit "I dont know, everybody just keeps asking me, I have no idea, ask them !".
Sympa. On se sent acceptés. On a amené un cadeau, un gateau, du cidre. Les filles étaient invitées, et avaient pour consigne d'amener des amis. S'ils voulaient rester en petit comité fallait le préciser peut-être ?
Après, plus envie. Plus envie de rester. Me dire que tout le monde se demande ce qu'on fait là. Que personne ne souhaite notre présence. Me sentir mal à l'aise.
Et j'aurais dû le savoir, putain. Les gens d'Ici, comme les français, comme les italiens, comme tout le monde, n'acceptent pas les Exchange Students. On est là pour quatre ou huit mois, on attend quoi ? qu'ils nous intègrent ? à quoi ça sert, dans deux mois on est déjà plus là, en plus on parle pas leur langue, où est l'avantage ?
En Italie déjà je m'en étais rendue compte. Comme quoi j'ai la mémoire courte...