Et voilà, déjà finie la semaine. Passée trop vite. Et je me retrouve là, les bras ballants, à pas vraiment savoir quoi faire, à être fatiguée, envie de rien faire, mais bon, j'ai pris du retard dans mes boulots...
Envie de raconter. Lundi je vais chercher Océane, à 15h, je la vois arriver, et c'est comme si on s'était jamais quittées. On rentre chez moi, et puis on se fait un resto, en attendant Marie et son copain (allez, appelons le Jules). Ils arrivent vers 22h, le temps pour nous de geler sur place, parce que disons-le il commence vraiment à faire froid. Ils arrivent, on rentre chez moi, le temps de s'installer il est minuit, dodo.
Mardi, je les abandonne à 10h, parce que j'ai cours, et ils vont visiter. Ils visitent sous la pluie mêlée de neige, et m'appellent à 15h pour savoir si ça me dit de partir pour T* en ferry le soir même, parce que le bateau qui devait partir le lendemain est cassé. OK...on prend le ferry, la mer est affreuse, Jules est malade, je fais pas ma maline non plus, et on passe la nuit à dormir bien sagement pour oublier le mal de mer.
Mercredi, 7h du matin, on débarque à T*, ville toujours aussi enchanteresque, et déserte, à l'aube. Il ne pleut pas, ne neige pas, on visite toute la matinée. Jules, Marie et Océane sont sous le charme, comme moi. A 13h on rejoint Steven, mon ami de La-Bas, et on part manger dans un pub, pour 5€ plat, dessert et boisson, tout simplement énorme. Revoir Steven aussi me plonge dans cette espèce de nostalgie de l'Italie, je repense à la soirée passée ensemble, forcément on évoque Milan à un moment donné, puisque quand on ressort il a commencé à neiger, et que ça me rappelle Milan. "Oui, c'était bien, à Milan"..et ce sera tout. Il reste avec nous une heure et demie, parce qu'il a pas beaucoup de travail, répond avec humour aux questions de mes amis curieux sur son pays, sa vie, son oeuvre, et puis nous abandonne après nous avoir indiqué le chemin le plus court pour aller au Shopping Center. Mes amis l'adorent, "il est sympa et drôle, Steven, franchement, bien", et moi je pense, et pense, et repense. Puis on rentre Ici, le soir, la mer est déchaînée mais on a pris nos précautions, avec un Mercalm c'est passé tout seul.
Jeudi, le temps qu'ils se lèvent, il est midi, je les emmène en ville et leur indique le bateau pour aller à l'île qu'ils veulent visiter, et vais en cours. Quand on se retrouve, on court voir le match de hockey, où je retrouve Johnatan, qui me dit qu'il sort le soir même, soirée Erasmus à l'O*. Pour nous aussi c'est prévu, même si je suis moyennement motivée, Jules a envie de sortir, voir ce que c'est, alors c'est parti. Là-bas, pas beaucoup de monde que je connais, mais on danse entre nous, je m'amuse toujours autant avec eux, alors ça passe très vite. Flo est là aussi avec sa copine, et une copine belge. Sinon je croise Jo et ses copains, qui me snobent un peu, mais m'en fous. Je repère un gars mignon, je le montre à Marie et Océane plusieurs fois dans la soirée, je sais qu'il habite dans mon quartier. Et puis on part prendre le dernier bus. Dans le bus, le gars mignon, à côté de moi, et un gars qui me dit quelque chose. Il commence à me parler, et là je me souviens je l'ai déjà croisé dans le bus la dernière fois, il avait dû s'asseoir sur mes genoux faute de place. On commence à parler, il s'appelle Fernando, espagnol, et le gars mignon s'intègre dans la conversation, me fait croire qu'il est aussi espagnol, mais en fait il est polonais, et s'appelle Paul. On parle tous les trois, Fernando prend mon adresse msn, "on organise souvent des fêtes chez nous, comme ça tu seras prévenue", et puis voilà, on rentre, et là, dans mes contacts msn, j'ai Paul. Et pas Fernando. Je crois que je me suis fait capter en boîte...mais il est quasiment jamais connecté. Zut.
Et c'est marrant, parce que cette semaine avec mes amis ici je me suis vraiment sentie bien dans ma peau. En boîte jeudi soir, je me trouvais jolie. Résultat, Paul sur msn et Jo qui me demande si je veux sortir ce soir, il fait une soirée avec ses copains. Comme quoi peut-être que c'est vrai, cette histoire de si-tu-te-sens-bien-les-gens-le-sentent...
Vendredi est vite arrivé, avec la visite d'une île, puis d'une église, puis d'un musée pour eux pendant que j'allais en ville. Puis on se retrouve, avec Vivi aussi, pour aller dans un resto typique d'Ici, où les serveurs ne comprennent pas l'anglais: on a dégoté le bon resto. Délicieux. Beaucoup de rires, de paroles, je me sens bien.
Samedi, ce matin, à 5h00, accompagner Océane au bus de l'aéroport, puis rentrer me coucher. Aller visiter une maison d'un designer, vouloir aller au marché, mais tout est fermé aujourd'hui, et puis traîner, avec Marie et Jules, et les accompagner au bus. Et puis voilà, me retrouver toute seule. Et attendre.
Une semaine chargée, j'ai adoré les avoir ici, j'ai adoré redécouvrir la ville. Et je me suis rendue compte que si je me plains de ne rien faire, c'est faux, j'avais toujours une anecdote sur un monument, un plat, une activité. Et pour ça, je suis contente. Et puis me rendre compte que dans un mois et demi c'est déjà fini...alors en profiter...ou essayer.
C'était bien.