La bulle de Lili

le français m'a joué des tours

Samedi 16 Décembre 2006 à 9h29

Encore une super journée hier. Ma balade dans la forêt était sympa, et on a bien bossé tout l'aprem sur ce dossier à rendre.
Hier soir, je rentre donc chez moi, vais pour prendre le train, la musique en accompagnement. Je vois en face de moi sur le trottoir un petit garçon et sa maman, que je vais croiser, et je vois le petit garçon chanter quelque chose à tue-tête; que je n'entends pas, puisque j'ai UB40 dans les oreilles. Et puis, quand je les croise, je vis le moment au ralenti: au moment où il passe à côté de moi, j'entends les paroles: "mon beau sapin, roi des forêts,.." chanté avec conviction par un petit bonhomme de 4 ans. Le temps que je me rende compte que 1/c'est du français qu'il chante! 2/ et il chante sans accent, donc il est français, je me retourne, surprise, mais ils sont déjà passés. C'était marrant.
Puis je suis allée manger chez Sabine, repas allemand hier soir, en compagnie de Vivi, Tatiana, Julia, et Monica. Sabine avait prononcé des "spétcheuleu" (que j'écris phonétiquement parce que je n'ai aucune idée de comment ça s'écrit en vrai) au fromage (qu'ils appellent je crois "quichespétcheuleu") et en dessert une sorte de pomme au four, fourrée aux amandes, raisins secs, cannelle et citron. Un délice, on avait le ventre bien rempli, du coup tout l'alcool ingurgité n'a pas fait beaucoup effet. Parce que oui, j'ai déjà rompu ma promesse de ne plus boire jusqu'à mon retour. J'avoue, j'avoue. Je suis influençable.
On se décide ensuite à sortir, mais on snobe les autres Erasmus et on va au MM, là où on peut écouter de la musique en direct et où on peut sauter partout. La musique était un peu trop calme pour se déhancher , mais l'ambiance du bar est toujours sympa, alors ça allait.
Et puis hier soir, encore: je parle avec mes allemandes, et d'un coup j'entends un gars derrière moi: "you can say 'j'ai envie de plein de filles ce soir'". Je me retourne, surprise, et dis à celui qui prend son cours de français que c'est pas super, comme phrase, à sortir. Les deux garçons sont mi-gênés, mi-amusés, et on commence à parler tous les trois. Je me rends compte aussi que le français est le gars qui avait essayé de draguer Barbara à l'O*, un soir; le monde Erasmus est très petit. On parle, ils veulent récupérer mon numéro de téléphone, envie de leur dire que ça sert pas à grand chose, je repars très vite...
Enfin bref. Hier, le français m'a joué des tours. Et ici, c'est tellement simple de commencer une conversation parce qu'on est du même pays.