La bulle de Lili

La girouette

Mercredi 20 Août 2008 à 17h28

L'euphorie de l'entretien s'est effacée, petit à petit. Seul reste le stress.
J'en ai marre d'être une girouette. Hier je disais, "trop contente je veux ce job quitte à vivre dans un 9 m²". Ce matin je disais, "Mat n'a pas à m'enfermer dans sa petite ville, je dois faire mon tracé". Cet aprem, j'ai eu ma mère au téléphone, et je pense, "bon, et si j'allais quand même à P* ? j'aurais le même salaire qu'à Paris, et en plus j'ai un appart avec mon amoureux". Et P* est au bord de la mer...qualité de vie incomparable.
Alors je sais plus trop. Je penche dangereusement d'un côté ou de l'autre. Je me dis, pense à ton avenir, peut-être que ce job à P* te fermera les portes voulues. Je me dis, mais si je vais à Paris, je vais peut-être ruiner les seules chances que j'avais d'être avec Lui ? je me dis, ce boulot est pas si mal, faut que je montre de quoi je suis capable c'est tout. Je me dis, plein de choses, plein plein de choses, ça tourbillonne dans ma tête.
Et cet aprem une demande d'entretien à Lyon. Ah. Bon. Alors. Soit je suis ma réplique "ne nous occupons pas de lui pensons à nous". Et j'appelle et je fonce faire un entretien (mais bon à cet hôtel ils ont déjà eu plein plein d'entretiens). Soit je suis ma réplique "tu te vois dans ton 10 m² toute seule à pleurer le soir pasque t'as pas d'amis ? et faire un boulot qui au fond ne te plaît pas tant que ça ? et où tu dois dépenser la moitié de ta paie dans ton loyer ?" et je prends le boulot à P*.
Tout commence à se précipiter, je sais que j'aurais d'autres opportunités, sûrement, un peu plus tard. Je voudrais qu'Il soit là, qu'on puisse en parler, que je puisse savoir de quoi il retourne exactement dans ce boulot à P*, pour être fixée. Mais il rentre dimanche. Fait chier.
Je pense, je me précipite, je ne sais pas.